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Fashion Revolution Week : le combat contre la fast fashion

fast fashion

Cette année, la Fashion Revolution Week se tient du 18 au 24 avril 2022. Un mouvement dont le but est de sensibiliser aux conséquences dramatiques de la fast fashion, qu’elles soient sociales ou environnementales. Ce mouvement international fut créé suite à la catastrophe de Rana Plaza.

Souvenez-vous … Le 24 avril 2013, au Bangladesh, le building de Rana Plaza qui abritait plusieurs ateliers de confections travaillant pour de grandes marques internationales s’effondrait, coûtant la vie à plus de 1100 employés. Une tragédie qui a indigné l’opinion publique et qui levé le voile sur les conditions de travail difficiles des ouvrier.es locaux·ales et sur le conséquences terribles de la “fast fashion”.

 

fast fashion

 

 

C’est quoi la fast fashion ?

 

A l’instar de la « fast-food », la fast fashion désigne une tendance dans l’industrie de la mode qui consiste à produire des vêtements en plus grande quantité et à un rythme effréné, grâce à une minimisation des coûts de production et une réduction des délais d’approvisionnement. Une mode « jetable » en somme. En 2020, pas moins de 130 milliards de vêtements étaient consommés par an dans le monde. Un chiffre qui a doublé entre 2000 et 2014 !

 

Les conséquences environnementales de la fast fashion

 

Cette multiplication de la production textile entraîne de lourdes conséquences pour notre planète. On ne s’en rend pas toujours compte, mais la confection d’un vêtement nécessite une multitude d’étapes : production des matières premières, assemblage, transport, … Des étapes qui sont inévitablement polluantes. On estime que chaque année, l’industrie de la mode émettrait jusque 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, soit 2% des émissions globales. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis ! Sans compter l’immense besoin en eau que cela occasionne : 4 % de l’eau potable disponible dans le monde est utilisée pour produire nos vêtements.

Autre réalité environnementale : le choix des matières. Parmi les matières les plus populaires, citons le Polyester, une fibre synthétique dérivée du pétrole,  louée pour son élasticité. Le hic ? Les vêtements en matières synthétiques relâchent des microfibres plastiques à chaque lavage, microfibres qui ne peuvent être filtrées et qui finissent inévitablement dans les océans. 500 000 tonnes de microfibres de plastique sont ainsi relâchés chaque année dans le monde, soit l’équivalent de plus de 50 milliards de bouteilles en plastique !

Les matières comme le coton ne sont pas non plus sans risque, notamment en raison de l’usage intensif des pesticides et d’engrais.

 

Les conséquences sociales de la fast fashion

 

La fast fashion soulève également de nombreuses inégalités sociales, comme en témoigne la catastrophe de Rana Plaza. Dans une recherche constante de profit, de nombreuses marques internationales délocalisent leurs ateliers de confection dans des pays où les travailleurs sont moins, voire pas du tout, protégés et majoritairement sous-payés. Selon une étude de Fair Wear Foundations, rapportée par le collectif « Ethique sur l’étiquette », sur un t-shirt vendu 29 EUR en Europe, les travailleur.es asiatiques ne toucheraient que 0,18 EUR.

 

fast fashion conséquence social

 

Les alternatives : la slow fashion

 

Pour contrer les dérives de la fast fashion, une tendance a pris de l’ampleur ces dernières années : la slow fashion (ou mode durable). L’objectif ? Remettre au premier plan la qualité des produits. Cela implique un choix conscient et raisonné des matières premières, l’utilisation des matières recyclées et upcyclées, une rémunération juste des travailleurs de toute la chaîne de production et surtout une responsabilisation dans le mode de consommation de la mode, en privilégiant la qualité sur la quantité ou d’autres options comme la seconde main ou le troc. En gros : consommer moins, mais mieux !

 

Nos petits tips en bref : 

  • On choisit les bonnes matières, comme le lin ou le chanvre dont la culture est moins gourmande en eau et en engrais, ou le coton bio.
  • On privilégie les textiles upcyclés ou les fibres recyclées.
  • On entretient ses vêtements pour qu’ils durent plus longtemps, en les réparant par exemple, ou en les lavant moins souvent et si possible à basse température (30°).
  • On se tourne vers la seconde main ou vers le troc.
  • On donne, revend ou trie ses vêtements une fois que l’on en veut plus.

 

Retrouvez une mode écoresponsable chez Yuman

 

Vous avez envie de vous tourner vers la slow fashion mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Si vous habitez dans la région bruxelloise, n’hésitez pas à nous rendre visite chez Yuman. Nous nous efforçons de proposer toutes les dimensions de la slow fashion : Vêtements upcyclés, vêtements ou accessoires en matières recyclées, seconde main, bacs de recyclage, … Et si vous n’avez pas la possibilité de vous rendre jusque Bruxelles, allez jeter un œil à notre e-shop circulaire, livraison gratuite à partir de 70 EUR dans toute la Belgique.

 

fast fashion yuman

 

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*Source : www.oxfamfrance.org/agir-oxfam/fast-fashion-et-slow-fashion-impacts-definitions , Fashion Revolution White Paper, https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-mode-qqf/ .

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